Accueil / International / Maghreb / Kabylie / Article Tigzirt Célébration du mois
Article Tigzirt Célébration du mois

Article Tigzirt Célébration du mois

Tigzirt Célébration du mois de patrimoine
Riche exposition dans l’enceinte des ruines romaines

La manifestation culturelle a débuté le 18 avril et s’étalera jusqu’au 5 du mois de mai prochain.

A l’occasion de la célébration du mois de patrimoine, s’étalant du 18 avril au 18 mai de chaque année, le site archéologique des ruines romaines de Tigzirt sur mer organise des portes ouvertes et visites guidées durant tout le mois, ayant pour thème : «Le patrimoine culturel et sociétés de proximité », et spécifiquement sous le sous-titre «Le patrimoine archéologique et culture de la wilaya de Tizi-Ouzou ». En effet, dans le hall d’accueil d’une soixantaine de mètres carrés, des photos et plusieurs objets archéologiques y sont exposés, des pièces de monnaies qui datent de l’ère romaine ou phénicienne, des stèles byzantines, des statuettes, plusieurs objets d’une valeur historique et archéologique inestimables sont également exposés, ainsi que des écrits retraçant la vie humaine dans la région remontant à des époques lointaines. La manifestation culturelle a débuté le 18 avril et s’étalera jusqu’au 5 du mois de mai prochain. Elle est cependant dominée par l’historique de la région depuis des époques lointaines, remontant jusqu’au début de l’histoire humaine. Les objets traditionnels ont également eu leur part dans l’exposition avec notamment la mise sous lumière de différents moyens et aspects de pressage de l’huile d’olive éparpillés un peu partout dans les différents villages de la Kabylie. On cite à titre d’exemples : les pressoirs de l’huile d’olive remontant à l’antiquité qui ont été découverts à Tamazirt Ourabah, dans la commune de Mizrana, et d’autres à El Kala et Tifra dans la commune de Tigzirt. Notons qu’en plus, ils ont fait l’objet de répertoires et de recensement par la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou et qui attendent leur classement sur le fichier national. Il y a lieu également de signaler que cette exposition a permis à l’homme l’exercice de ses talents pour graver et peindre son quotidien à travers des scènes rupestres. Le total de ces peintures et de ces gravures rupestres s’élève à près d’une cinquantaine d’abris, comme les gravures se trouvant à Tifrith N’Ath El Hadj à Azazga, Azrou Ntemerthi à Draâ El Mizan et de Cap Tedles à Tigzirt, ainsi que les peintures rupestres de Makouda, Azeffoun, Tigzirt, Ouaguenoun et d’autres qui sont des exemples illustrant la richesse de la Kabylie en art rupestre. Le responsable de l’office de l’archéologie et des ruines que nous avons apostrophé nous définit la notion du patrimoine comme suit : «Le patrimoine culturel immatériel ou le patrimoine vivant est la manifestation actuelle et contemporaine des différentes traditions qui ont jalonné l’évolution d’une société. Il est en fait le maillon d’aujourd’hui dans la chaîne de transmission qui l’a mené jusqu à nous. Ce patrimoine culturel immatériel revêt des formes multiples à savoir : la langue , la littérature, la musique la chanson, la danse, le conte, la légende, les fêtes calendaires, les pratiques culinaires, les jeux, les rites et coutumes, la poésie, les arts et métiers traditionnels…etc.» «Nous avons donc le devoir moral de préserver et de valoriser le patrimoine en tant que ressource et référence culturelles et point de repère pour les générations futures, car les sociétés trouvent à travers les valeurs culturelles une source d’inspiration créatrice et dans lesquelles elles se reconnaissent», ajoute un jeune archéologue travaillant dans cet office. L’exposition a été agrémentée de nombreuses photos de gravures rupestres découvertes en Kabylie, ainsi que certains portraits de personnalités célèbres comme le poète ambulant Si Moh Umhand ou encore le colonel Amirouche Aït Hamouda, qui seront exposés par la suite par l’association d’Oulkou. Fait regrettable, l’exposition dans ce musée ne draine pas beaucoup de monde en raison du manque d’information. Nous avons appris aussi, que d’autres vestiges, éparpillés un peu partout dans les villages de la daïra de Tigzirt, qui sont d’ailleurs nombreux, seront recensés et feront l’objet de recensement et d’études.
Mohammed Amrous

Spread the love

A propos Meriem News

Voir aussi

Festival AraboFolies du 17 octobre au 3 novembre 2020

Festival AraboFolies du 17 octobre au 3 novembre 2020 Nouvelle formule, nouveau rythme, nouvelle allure …

Laisser un commentaire

Translate »