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Mizrana la population fuit les villages

Mizrana la population fuit les villages

Mizrana Pour s’échapper à l’insécurité et à la misère
La population fuit les villages

Le phénomène de l’exode rural, qui a pris de l’ampleur ces dernières années en Kabylie, n’a pas épargné la commune de Mizrana.

La région demeure toujours marginalisée par les pouvoirs publics, qui n’ont rien fait pour retenir les citoyens sur place. En effet, le phénomène touche particulièrement les villages les plus éloignés de la commune, notamment Tikouache, Tamazirt Ourabah…etc. Les uns fuient leur village à destination du chef-lieu de la commune, d’autres vers la ville de Tigzirt ou vers Tizi-Ouzou. Les raisons de ce phénomène sont multiples, il y a tout d’abord le phénomène de l’insécurité, vu que ces villages se situent en lisière de la forêt de Mizrana, l’un des bastions des groupes terroristes. Mais, dans la plupart des cas, c’est le marasme, l’enclavement et le sous-développement caractérisant ces villages qui incitent ces citoyens à les fuir. “Il est vrai qu’un climat d’insécurité règne dans nos villages, mais je pense que les citoyens résistent et s’adaptent à cette situation, par contre, ce qui est inacceptable, c’est la situation socio-économique et l’absence d’un minimum de conditions décentes de vie qui nous pousse à quitter nos villages”, nous a déclaré un citoyen de Tamazirt Ourabah ayant quitté son village pour s’installer à Tigzirt. A Tamazirt Ourabah, une importante partie des habitants ont décidé de construire de nouvelles demeures au lieudit Sahel, à 3 km de la ville de Tigzirt, la raison principale est l’enclavement de leur village d’origine. Les aides à l’auto construction constituent une aubaine pour les villageois pour construire de nouvelles demeures sur ces lieux. Désormais, Sahel prend de plus en plus la forme d’un village, ce qui témoigne de l’incapacité de l’Etat et des autorités à sédentariser les habitants. Et pourtant, à l’instar des villageois de Tikiouache, ceux de Tamazirt Ourabah ne cessent de dénoncer le sous-développement dont ils sont victimes. A titre d’exemple, l’une de leurs revendications est la réalisation d’une route d’une longueur de 5 km, via le lieudit Arvedh. Cette route, une fois réalisée, permettra un véritable désenclavement pour Tamazirt et pour les autres villages limitrophes. Il faut un véritable plan Marshall pour ces villages afin de les sortir un peu de leur isolement.
De :Mohammed Amrous.

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